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TUD PLUNERED

TUD PLUNERED

Imaginez la "vie" de cette gare ,construite, en 1862, pour les pèlerins du sanctuaire de Saint-Anne au village de Ker-Ana.Imaginez à l'époque la ferveur religieuse,les transports de l'époque ...Elle pourrait raconter la vie de PLUNERET.


Indépendance pour "Ker Anna"

Publié par PLUNERET et ses habitants sur 20 Février 2010, 10:09am

La commune libre de Sainte-Anne d'Auray a 60 ans

Ce n'est que le 23 février 1950 que Sainte-Anne-d'Auray devient une commune à part entière avec ce que cela implique, notamment son autonomie financière. : Archives Ouest-France Thierry CreuxCe n'est que le 23 février 1950 que Sainte-Anne-d'Auray devient une commune à part entière avec ce que cela implique, notamment son autonomie financière.
 Archives Ouest-France Thierry Creux


Elle est née d'un partage communal le 23 février 1950. Après des décennies de Clochemerle entre le bourg de Pluneret et le village de Ker Anna, les Saint-Annois ont obtenu « l'autonomie ».


Les Pluneretains quittent l'assemblée Jugez-en plutôt. Les premières traces d'escarmouche datent du 18 août 1887. Les habitants de « Ker Anna » adressent une pétition au conseil municipal de Pluneret. Ils demandent la création d'une commune. Refus des élus de Pluneret.

Le 7 juillet 1889, des élus du village renouvellent l'assaut. À l'époque, la basilique de Sainte-Anne construite entre 1867 et 1872 attire nombre de pèlerins.


Depuis 1625, « Ker Anna » est devenu un haut lieu de la foi en Bretagne. Les hôtels brassent du monde. Dans le village, que les pèlerins nomment « Sainte-Anne » et non « Ker Anna », on trouve une poste et une gendarmerie. Pas à Pluneret.


« En 1902, le père Louis Cadic, chapelain et directeur du pèlerinage de Sainte-Anne, est élu conseiller municipal. Il siégera à Pluneret durant 25 ans et appuiera la création d'une nouvelle commune », souligne, Georges Gastine.


Le 17 mai 1908, les Saint-Annois gagnent une bataille : le préfet valide la création de deux sections de vote. La section du bourg conserve la majorité avec 12 conseillers mais le village de Ker Anna obtient 9 représentants au conseil. Les deux camps votent à droite. Pour autant, les troubles communaux ne s'apaisent pas. Au contraire.

Dans l'entre-deux-guerres, le conflit tourne à Clochemerle. Lors des séances du conseil, le sujet qui fâche revient sur le tapis. Pluneret résiste. En 1929, les élus saint-annois démissionnent pour se faire réélire dans la foulée. Par deux fois, les Pluneretains en petit nombre quittent l'assemblée pour ne pas se retrouver en minorité.

« On en est à un tel point que les Saint-Annois financent eux-mêmes la réfection des trottoirs devant chez eux », ponctue Georges Gastine. Dès 1922, le village sécessionniste s'éclaire à l'électricité grâce à un moteur. Cet investissement se fait aux risques et périls d'un particulier, le grand père de Georges Gastine. Pluneret broie du noir, voit cela d'un mauvais oeil. L'église en prend son parti et créé la paroisse de Sainte-Anne d'Auray le 26 juillet 1937.

Émile Marande est élu maire

À l'automne 1944, la lutte reprend. Le nouveau conseil municipal élu en mars 1945 se donne un premier adjoint issu de Sainte-Anne, Émile Marande. En août 1946, le préfet pousse le bouchon jusqu'à proposer de transférer la mairie de Pluneret à Sainte-Anne.


Les idées « indépendantistes » gagnent du terrain. « En mai 1948, la majorité du conseil municipal vacille. Certains élus pluneretains pensent que cela ne peut plus continuer. »


Le 23 février 1950, le décret du ministère de l'Intérieur approuve la création de la commune de 484 ha contre 2 619 ha pour Pluneret. Émile Marande est élu maire en avril 1950.

Christian GOUEROU.
Ouest-France

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