Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

TUD PLUNERED

TUD PLUNERED

Imaginez la "vie" de cette gare ,construite, en 1862, pour les pèlerins du sanctuaire de Saint-Anne au village de Ker-Ana.Imaginez à l'époque la ferveur religieuse,les transports de l'époque ...Elle pourrait raconter la vie de PLUNERET.


Ti Douar Alre (Ti ar Vro). «On doit être un relais pour le breton»

Publié par PLUNERET et ses habitants sur 1 Septembre 2012, 13:33pm

Catégories : #CULTURE

Auray

Daniel Carré est le président de la commission langue bretonne de la Maison de pays.


Daniel Carré, président de Kerlenn Sten Kidna et de la commission langue bretonne de la future Ti ar Vro (Maison de pays), organise une première réunion, la semaine prochaine à Brec'h, pour définir des pistes de travail.



Quelles vont être les premières actions de la Maison de pays, au niveau de la langue?
Il y aura une première réunion de la commission langue bretonne, le 8septembre à 10h30 à la mairie annexe de Brec'h. La Maison de pays en est encore un peu au stade du galop d'essai depuis le mois de juin et ne sera vraiment opérationnelle qu'au 1erjanvier. Elle comprend plusieurs commissions, dont celle de la langue bretonne. Elle a un vrai rôle de proposition, et nous souhaitons donc réunir, pour cette première réunion, tous les gens qui sont actifs et impliqués au niveau de la langue bretonne.

Quels sont les objectifs de cette réunion?
Il y en a plusieurs. D'abord faire connaissance, et puis voir ce que Ti Douar Alre peut faire ou pas. Par exemple, on sait qu'on ne pourra pas faire l'accompagnement de l'apprentissage du breton dans les écoles, ça n'est pas de notre ressort. Il faut aussi réfléchir sur la présence du breton dans les diverses actions culturelles, car il ne s'agit pas de séparer la culture de la langue, comme cela se fait parfois. Après il s'agit aussi de définir des pistes d'action.

Quelles peuvent-elles être?
Par exemple, on va travailler sur les relations intergénérationnelles, et une semaine dédiée à cette thématique, au mois de mars. Il faut que tout le monde, des plus anciens locuteurs aux jeunes élèves qui apprennent le breton à l'école, soit touché par la promotion et la défense de la langue. C'est quelque chose d'important, il ne faut pas oublier qu'il y a aujourd'hui, au niveau du pays d'Auray, 700 enfants qui apprennent la langue et qu'on a plusieurs milliers de personnes qui parlent breton, ou au moins qui sont capables de le comprendre. Et puis on souhaite donner la possibilité aux gens d'aller un peu plus loin dans la connaissance, par exemple en proposant des colloques consacrés aux écrivains locaux.

Quel est le rôle de la Maison de pays au niveau de la langue?
On doit être un relais pour le breton, notamment au niveau de l'apprentissage de la langue, de la transmission. Il ne faut pas oublier, par exemple, que pendant longtemps l'Éducation nationale a considéré que les écoles bilingues étaient un phénomène qui ne durerait pas. Aujourd'hui ça a changé. Il y a aussi l'Office de la langue bretonne, qui est devenu une véritable structure, reconnue. Et puis nous sommes aussi là pour être un lien entre les différentes associations, comme Sten Kidna par exemple, qui a proposé l'an dernier plus de 700 h de bénévolat pour la transmission de la langue. Seules, ces associations n'ont pas la taille, les moyens, la visibilité d'organiser des choses à l'échelle du territoire, comme la journée en breton organisée à l'occasion d'Un automne autrement. La Maison de pays, qui commence à être bien identifiée, à ces moyens et cette visibilité pour fédérer. On va pouvoir démultiplier les moyens et changer de braquet.

  • Propos recueillis par Marc Revel

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents